Japan Expo 20ème Impact

Reportrice Japan Glossy

A l’occasion de la vingtième édition de Japan Expo, j’ai eu le plaisir de m’y rendre les 4 jours avec une accréditation presse. En effet, j’ai été reportrice Japan Glossy, site pour lequel j’écris des articles. J’avais déjà eu l’opportunité de réaliser deux interview en compagnie de Sidial (webmaster) en 2016, mais c’était un tout autre travail qui m’attendait cette année.

 

Avant le festival :

Je me suis rendue à Paris le 3 Juillet, la veille de l’événement. Je devais y retrouver Sidial, chez qui j’allais loger jusqu’au dimanche. En attendant qu’elle me rejoigne à Opéra, j’en ai profité pour faire un peu de shopping (Junku, Book Off et Kioko) et me reposer chez Aki Café en lisant les magazines fraîchement achetés.

A son arrivée, Sidial et moi sommes allées au nouveau Kodawari Tsukiji, un restaurant de ramen nous plongeant dans l’ambiance du fameux marché aux poissons de Tokyo (maintenant déplacé à Toyosu). J’avais déjà testé son grand frère, le Kodawari Ramen, et j’ai été ravie de découvrir les recettes à base de poisson de ce nouvel établissement. Je reviendrai plus en détail sur cette dégustation dans un futur article.

 

Au cœur du festival :

Découvrir l’envers du décor de Japan Expo a quelque chose de grisant. J’arborais mon pass presse Japan Glossy avec tant de fierté. Nous avions la chance de disposer d’une salle où les journalistes et invités se retrouvaient pour se reposer ou pour travailler. Je traversais avec bonheur la passerelle surplombant le hall d’entrée où s’agglutinaient les visiteurs et cosplayers. Au détour d’un couloir, il n’était pas rare de rencontrer un invité prestigieux. Je me suis sentie pousser des ailes.

Nous avons également retrouvé Magiiical_Kitty, une autre rédactrice du site. Toutes les trois avions des missions bien spécifiques durant le festival : mener des interviews dans des salles prévues à cet effet, faire des photos et des vidéos des stands et des spectacles,… nous pouvions soit être ensemble pour couvrir le même événement, soit chacune de notre côté pour une représentation différente. Il était primordial de connaître l’heure et la scène sur laquelle nous devions nous positionner. C’était parfois une véritable course contre la montre pour nous rendre d’une scène à une autre, mais nous avons réussi à couvrir un maximum d’animations.

 

En backstage :

Tous les jours, nous devions prendre le RER de bonne heure à l’aller, et le prendre de nouveau en début de soirée. Cela nous donnait l’occasion de débriefer sur la journée écoulée, parler des artistes rencontrés, mais surtout… de plaisanter ! Nous ne nous étions jamais retrouvées ensemble, et nous nous sommes très bien entendues. Nous riions aux éclats alors que la fatigue nous gagnait. De plus, nous nous couchions tard le temps de vider les cartes SD et brancher les batteries des appareils photos et téléphones. Nous avons très peu dormi durant ces quatre jours, mais cela en valait la peine. Nous étions toutes très motivées pour avoir le plus de contenu possible à exploiter.

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Cette Japan Expo restera longtemps gravée dans ma mémoire. C’était une expérience unique, riche en émotions et pleine de rencontres formidables. J’espère que Japan Glossy me permettra de suivre de nouveau l’événement en tant que reportrice. En attendant, il est temps de travailler sur les nombreux articles et les vidéos à venir sur le site !

 

 

 

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Review – Izumi

Izumi – Lille

Le restaurant Izumi est présenté par le guide lillois Le Chti comme l’un des meilleurs restaurants japonais de la ville. L’établissement revendique une cuisine japonaise authentique et maison. Il propose également deux menus : un pour le déjeuner et un pour le dîner. Pour ce premier test, je suis allée découvrir les formules du midi.

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Cadre :

L’ensemble est très épuré et clair. J’ai eu un coup de cœur pour le petit espace où sont disposés quelques tonneaux de sake. Ils rappellent ceux que l’on peut trouver sur le chemin menant au Meiji Jingu à Tokyo. Un comptoir permet aux clients d’observer les cuisiniers à l’œuvre dans la confection des sushi. Au fond de la pièce se trouve des étagères où les journeaux OVNI et Zoom Japon sont en libre service.

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Carte :

La carte propose 4 bento pour le midi. Je voulais goûter le bento Fuyu, mais il n’était plus disponible (il n’était pourtant que 12h30, et le restaurant était fermé le dimanche et le lundi). Un peu déçue, je me suis finalement décidée pour le bento Haru.

Entrée :

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La soupe miso était suffisamment salée et bien chaude. Elle était cependant assez pauvre en negi et algues nori. Les chips de racine de lotus et les haricots verts au sésame étaient plutôt bons, et j’ai particulièrement apprécié l’agedashi tofu. Il est agréable de voir une entrée différente de celles proposées par les autres restaurants japonais.

Plat :

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J’ai débuté la dégustation par la gambas au vinaigre. Malheureusement, il n’y avait que le goût d’eau qui ressortait (sans doute a-t-elle été décongelée peu de temps avant) et aucun assaisonnement. Je n’ai eu aucun plaisir à manger cette petite assiette. J’ai également eu du mal avec les california rolls. La carte annonçait pourtant des maki, et voir des california rolls à la place n’est pas logique pour un restaurant revendiquant une carte traditionnelle. Les sashimi étaient corrects, et l’onigiri à la bonite sèche plutôt intéressant. J’aurais aimé voir un nigiri sushi avec un autre poisson que le saumon. De plus, comme je mange toujours mes sushi avec les doigts, j’ai eu la désagréable sensation d’un poisson un peu collant. Je n’ai pas été sensible à l’assaisonnement du riz presque inexistant à mon goût. Le seul met pour lequel j’ai réellement pris du plaisir est le oshizushi à la dorade surmonté d’ikura (œufs de saumon) et de gingembre.

Dessert :

J’avais commandé deux desserts, et l’un d’eux avait été oublié par une serveuse.

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Le castella au matcha était très froid (produit surgelé ?), mais bien moelleux. Le sirop de sucre servi avec n’était pas nécessaire pour la dégustation. Le café gourmand était plutôt agréable, mais rien ne m’a semblé avoir été fait maison. Le moelleux à la fleur d’oranger et aux amandes dénotait complètement dans cet ensemble de desserts « japonisants ».

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Conclusion :

Une dégustation en demi-teinte pour cette première visite. Après les différents avis recueillis, je m’attendais à un niveau de cuisine plus élevé. Soigner la présentation des plats est très important en restauration, mais le goût doit être la priorité. Les saveurs n’étaient pas à la hauteur du visuel. J’attends maintenant de découvrir la carte du soir afin de comprendre l’engouement des guides et des clients pour cet établissement.

Ramen Girl

J’ai poussé la porte du restaurant japonais le Jomon le 14 Février 2016 à l’occasion de notre dîner de Saint-Valentin. J’étais loin d’imaginer que j’allais y travailler quelques mois plus tard. J’avais postulé pour être simple serveuse, mais c’est en cuisine que j’ai atterri.

C’est ma passion pour le Japon et la gastronomie japonaise qui m’a permis d’être embauchée. Mais pour conserver ce poste, j’allais devoir travailler dur et me donner corps et âme pour le bien des clients et de la réputation du restaurant. D’autant plus que je n’avais suivi aucune formation professionnelle en cuisine ! D’abord assignée aux petites tâches comme la confection de la soupe miso, la préparation du riz et la plonge, j’allais peu à peu apprendre la véritable cuisine japonaise. C’est Marie qui a démarré mon apprentissage. Elle allait quitter l’établissement pour un autre projet professionnel, et je me devais d’être autonome très rapidement afin de la remplacer. Après une semaine de formation, c’est le chef Yokomizo Norikazu (alias Nori) qui prit le relais. Ce n’était pas facile au début, mais je me suis accrochée grâce à toute cette motivation et énergie qui m’animait alors. J’apprenais à cuisiner avec un chef japonais ! Karaage, Teriyaki, Shogayaki, Tonkatsu, Tempura,… tout m’intéressait ! On m’a appris à désosser des cuisses de poulet, lever les filets d’un maquereau, couper joliment des légumes de manière régulière, préparer des assaisonnements,… En plus de ces leçons de cuisine, j’en apprenais plus sur la culture japonaise grâce aux anecdotes de mon chef qui avait la langue bien pendue !

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Mes tempura avec mes jolies aubergines coupées en éventail.

Mais j’aspirais à une chose en particulier : apprendre à cuisiner des ramen ! Je me régalais de ceux que je commandais lorsque je n’étais qu’une cliente comme les autres. Ils avaient le goût du Japon, celui qui me manquait terriblement. Je préparais toujours le bouillon avec passion, même si cela nous prenait des heures et nous ralentissait pendant le service du soir. J’aimais regarder les différents ingrédients libérer leurs arômes, tout en me délectant du parfum qui se dégageait de la cuve. Je mettais autant d’énergie à la réalisation du chashu (poitrine de porc que nous ficelions nous-même) et à la cuisson des œufs pour le nitamago. Chaque élément recevait toute mon attention. Mon moment préféré était le dressage des bols. Je veillais à la justesse de l’assaisonnement, à la bonne cuisson des nouilles, à la bonne teneur en gras, à la bonne température du bouillon et à l’esthétisme du topping. Tous les éléments devaient être à leur place pour offrir aux clients un bol de ramen bien chaud et appétissant. Ma plus grande satisfaction était de voir les bols revenir en cuisine complètement vides, ainsi que le sourire des clients qui prenaient parfois le temps de discuter avec moi.

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Shoyu Ramen

Pendant plusieurs mois, j’ai travaillé à un rythme effréné. Entre les différentes préparations à terminer avant le début de chaque service, l’envoi des plats en salle, la plonge, le ménage, la gestion des stocks et des commandes, la formation de nouveaux cuisiniers, l’organisation et la gestion de l’équipe, je ne voyais pas ce que je m’infligeais. En Octobre 2017, mon corps a dit stop. Sans m’en rendre compte, j’étais devenue une machine. Des cuisiniers ayant démissionné rapidement avaient tenté de me mettre en garde, mais je continuais de travailler toujours plus, toujours plus dur. J’ai repris le travail deux semaines plus tard, encore affaiblie et démoralisée. J’aimais toujours cuisiner pour les autres, mais quelque chose s’était cassé en moi. Les médecins m’avaient conseillée de changer de métier, mais il n’y avait alors pas de travail pour moi. J’ai été contrainte de réduire mes heures tout en essayant de me ménager. D’autres problèmes liés à l’organisation du restaurant m’oppressaient de plus en plus, mais je continuais de cuisiner avec passion en donnant le meilleur de moi-même. J’ai tenu jusqu’en Avril 2018 où j’ai donné ma lettre de démission.

Cela fera bientôt un an que j’ai quitté cet emploi. Certes, je n’ai plus la contrainte de travailler tard le soir, mais cuisiner me manque. Les ramen tout particulièrement. Donner du plaisir aux autres à travers ma cuisine me remplissait de joie. Malgré toutes les épreuves et les larmes versées, j’y ai appris tellement de choses ! Je ne pense pas retourner travailler dans une cuisine un jour, mais je m’imagine parfois tenant mon propre petit restaurant de ramen à Lille. L’amour pour la cuisine japonaise ne me quittera jamais.

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J’étais si fière de mon uniforme.

Je souhaite remercier l’ensemble de mes anciens collègues grâce à qui j’ai appris tant de choses et grâce à qui j’ai pu surmonter les difficultés. Merci à tous les clients qui venaient nous voir, à ceux qui prenaient le temps de discuter avec nous, ceux qui venaient presque tous les jours,… Merci !

 

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Nori et moi lors de nos retrouvailles à Tokyo

 

Shooting Photo

Noir & Blanc

J’ai parfois la chance de travailler avec des amis artistes. J’ai la chance d’être modèle pour l’un d’entre-eux, Jean-Philippe Carlier, photographe. Ensemble, nous travaillons un esthétisme que j’essaie de retranscrire avec mes tenues et mes inspirations. Pour notre dernière rencontre, j’ai souhaité un shooting photo exclusivement en noir et blanc. Mon esprit est pollué par la négativité que j’accumule depuis plusieurs mois. Par ce biais, j’essaie de l’extérioriser pour retrouver ma force.

 

J’ai choisi une tenue forte pour la première partie du shooting : un haori de la marque ACDC Rag, un kimono noir, et un hakama noir.

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Pour le lieu, j’ai d’abord privilégié la petite grotte du parc Vauban de Lille. La pierre froide et humide correspondait parfaitement à mon état d’esprit. Jean-Philippe a su jouer avec l’environnement afin de capter ce que je désirais exprimer.

J’ai toujours porté beaucoup d’admiration pour les femmes dégageant de la force. C’est une chose que je cherche à reproduire malgré les tourments qui me rongent.

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En route pour un autre jardin, nous nous sommes arrêtés quelques instants dans cet endroit.

Direction le jardin en face de la Maison Folie de Lambersart qui a fortement inspiré Jean-Philippe. J’étais plus proche de la nature et plus fragile.

J’ai beaucoup de mal à lâcher prise, à laisser transparaître mes émotions. Je garde toutes les petites contrariétés pour moi, car j’estime que celles des autres sont plus importantes. Mais les angoisses finissent par resurgir, et je dois les évacuer pour ne pas sombrer.

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Pour la seconde partie du shooting, j’ai eu un peu de mal à trouver ce que je voulais. Nous nous sommes finalement laissés inspirer par les abords de la cathédrale Notre-Dame de la Treille, située dans le Vieux Lille. Le kimono choisi pour l’occasion se fondait plutôt bien dans le décor.

Nous avons eu le coup de foudre pour une colonne brisée au sol. Les choses les plus abîmées sont parfois les plus belles.

 

J’ai adoré l’ambiance dramatique qui se dégage de certaines photos. Plus que l’aspect artistique, j’ai cherché à travailler sur mes émotions pour soigner mes maux. Ils seront toujours présents, mais je sais que je peux en faire quelque chose de beau et d’inspirant.

Livre – Les cent vues du Japon

Les cent vues du Japon – Les sites incontournables

Par Julien Giry et Aurélie Roperch

Le Mardi 29 Janvier avait lieu une rencontre autour du livre Les cent vues du Japon, écrit par les journalistes Julien Giry et Aurélie Roperch, au Furet du Nord de Lille. L’un des co-auteur présent, Julien Giry, a présenté leur travail lors d’une interview et s’est prêté au jeu des questions/réponses du public. L’intervention s’est achevée par la signature du bouquin. Ce rendez-vous était l’occasion de découvrir la naissance du projet, son cheminement, jusqu’à l’édition du livre chez Elytis & Transboréal.

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De 2017 à 2018, Julien Giry et Aurélie Roperch ont sillonné le Japon, de la banquise de Hokkaido à l’archipel tropical d’Okinawa, à la découverte de ses cent vues les plus emblématiques. Établie par les Japonais eux-mêmes, cette liste comporte des paysages naturels (mont Fuji) ou urbains (quartiers de Tokyo), des sites historiques ou contemporains, des festivals, des phénomènes étonnants (les tourbillons du détroit de Naruto), des chemins de pèlerinage (les 88 temples de Shikoku), voire des musées et des parcs de loisirs. Ce faisant, elle constitue un fabuleux portrait du Japon actuel qui révèle par touches successives toute la richesse et la diversité du pays du Soleil-Levant. Les Cent Vues du Japon, loin des clichés, propose une fresque vivante, sincère et colorée, mêlant informations pratiques et clés de compréhension de la vie quotidienne ou traditionnelle.

A cheval entre le carnet de voyage et le guide touristique, les auteurs ont recueilli dans un même livre les cent paysages préférés des japonais. Ces lieux ont une place particulière dans leur cœur, de part leur histoire, leurs activités culturelles ou simplement leur beauté naturelle. Certains mériteraient d’ailleurs de figurer dans les guides à destination des voyageurs. Le livre a le mérite de dévoiler la pluralité des panoramas du Japon : villes électriques ou traditionnelles, montagnes majestueuses, forêts envoûtantes, îles oubliées,… Difficile de croire qu’il s’agisse d’un seul et même pays.

Un nouvel ouvrage fascinant où l’on redécouvre le Japon.

 

Retrouvez toutes les activités des auteurs du livre sur leur site : Nippon 100

Review – Aoyama, restaurant tokyoïte de Lille

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Le restaurant Aoyama a ouvert ses portes au printemps 2018 grâce à une campagne de crowdfunding menée par son créateur, un jeune passionné de Tokyo. Suite à son séjour de deux ans dans la capitale du Japon, il lui est venu l’envie d’offrir aux Lillois un lieu où manger japonais serait différent.

 

Cadre :

Le cadre rappelle les restaurants ou salons de thé des quartiers bohèmes que l’on pourrait trouver au Japon. La décoration est épurée avec des chaises et des tables en bois clair sur lesquelles sont posés des petits vases fleuris. Au fond de la salle se trouve une bibliothèque où figurent quelques ouvrages sur le Japon. Le restaurant se distingue par la présence de toilettes de la marque japonaise Toto. Une expérience inédite à Lille !

 

Menu :

Le menu a subi quelques modifications depuis son ouverture. Cette catégorie sera évaluée en trois parties : le buffet (présent à la création du restaurant jusqu’au retour du froid), le ramen et les pâtisseries.

Buffet

Mon premier repas au Aoyama se composait d’un assortiment de petits plats : une soupe miso, un blo de riz complet, une salade d’algues hijiki, un inarizushi et de la daurade marinée. Agréablement surprise par la salade d’algues qui se mariait parfaitement avec le riz, j’ai eu quelques réserves quant à la daurade un peu trop cuite et le inarizushi. Celui-ci était trop sucré et le riz cuisiné n’était pas le plus adapté pour cette spécialité. J’aurais d’ailleurs apprécié voir figurer au buffet des plats vinaigrés comme les tsukemono (en général des légumes vinaigrés) très appréciés en été car appétants. Ce jour-là, la moitié des plats proposaient des saveurs sucrées, offrant peu de variété.

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Ramen

Mon choix s’est porté sur le ramen au miso.

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Bouillon : Je pense qu’il s’agissait d’un bouillon de légumes en raison de son goût discret et de l’absence de gras. Sans doute d’un parti pris pour le responsable du restaurant qui a la volonté de proposer beaucoup de légumes dans ses plats, au risque de trop s’éloigner des recettes traditionnelles. Le miso méritait plus de présence ou d’être amélioré pour apporter plus de saveurs. Le bouillon s’est également très vite refroidi, un comble pour un plat habituellement servi très chaud.

Viande : Les lamelles de poitrine de porc bouillies n’étaient pas adaptées pour ce plat. En plus d’une absence d’assaisonnement, la mâche était peu agréable. Je regrette vraiment un bon morceau de chashu.

Nitamago : Malgré la bonne cuisson et la belle coloration de l’œuf, le manque d’assaisonnement s’est fait ressentir.

Légumes : J’ai apprécié la présence le choix des champignons shimeji et de la cébette qui redonnait un peu d’énergie au plat. Les germes de soja n’avaient cependant que peu d’intérêt.

Nouilles : Elles étaient plutôt basiques, mais un peu trop cuites à mon goût. Je n’ai pas beaucoup aimé leur texture « pâteuse ».

J’ai également eu un peu de mal à manger ce ramen : en effet, on utilise habituellement une cuillère renge en plus des baguettes; or l’établissement sert ce plat avec une cuillère à soupe peu adaptée.

Pâtisseries

J’ai beaucoup d’affection pour leur formule salon de thé. Entre le gâteau chocolat matcha, le tiramisu au sésame noir ou le mille-crèpes, mon cœur balance ! Avec un bon matcha latte, la pause gourmande n’en est que plus agréable. Le salon de thé n’ouvre plus que le vendredi et le samedi, à mon plus grand désarrois.

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Conclusion

Avec un cadre très inspirant pour les accros aux photos des réseaux sociaux et un personnel aimable et à l’écoute, il est dommage que la saveur des plats soit aussi timorée et qu’il y ait des erreurs de cuisson. Je n’ai pas retrouvé la profondeur et la chaleur de la cuisine japonaise traditionnelle. On ressent la volonté de bien faire en modernisant les plats, mais les goûts ne sont pas assez francs. L’établissement peut toutefois compter sur ses pâtisseries qui réveillent les papilles. J’attendrai que le restaurant gagne en maturité afin que les saveurs des plats soient à la hauteur de leur visuel.

Mon premier voyage

C’est au début de l’année 2015 que j’ai pris la décision de partir à Tokyo pour la première fois. Je n’avais pas encore une vie professionnelle stable, et mon mari et moi ne pouvions toujours pas habiter ensemble. J’ai fait de grosses économies avec mon maigre salaire, et j’ai pu réaliser le rêve qui m’animait depuis le collège l’été de mes 25 ans. J’ai pris l’avion pour la première fois de ma vie en compagnie de personnes que je ne connaissais pas, direction Tokyo !

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Un voyage linguistique

L’organisme Autrement le Japon proposait à l’époque un voyage linguistique d’un mois dans la capitale japonaise. Je regrettais de ne pas avoir pu apprendre le japonais comme je le souhaitais à l’université. J’ai mal vécu cet échec, et j’ai vu ce voyage comme une opportunité pour me rattraper. Après tout, quoi de mieux que d’apprendre une langue dans son pays d’origine !

Du lundi au vendredi, je suivais des cours dispensés à l’école Tokyo International japanese school (東京国際日本語学院) dans le quartier de Shinjuku. Les cours étaient donnés intégralement en japonais, et la grande majorité des élèves étaient d’origine étrangère. Bien que nous étions une dizaine de francophones, nous communiquions principalement en japonais. Beaucoup de choses que j’avais déjà appris me sont revenues en mémoire, et je ne me suis jamais sentie en difficulté ou perdue. Je faisais les devoirs demandés tous les soirs, et relisais les cours le matin en mangeant mon petit-déjeuner. Je participais au maximum pendant les cours, et j’ai fait pas mal de progrès en expression orale. Au cours de la troisième semaine, j’ai même pu intégrer un groupe plus avancé sans que cela ne me pose de problème ! En l’espace d’un mois, j’ai réussi à intégrer les points grammaticaux étudiés en 5 ou 6 mois à l’université. De plus, l’école proposaient toutes les semaines des animations autour de la culture japonaise et des sorties organisées. J’ai eu le plaisir d’apprendre à porter un Yukata, de faire des origami, ou encore d’assister à une cérémonie du thé. A la fin du mois, nous avons tous reçu un certificat attestant de notre apprentissage de la langue à l’école. Je le garde précieusement dans mes archives, et ma carte d’étudiante est toujours dans mon portefeuille.

Matsudo

Durant ce séjour, je logeais à la DK House de Matsudo, une ville située à environ 30 minutes en train de Tokyo. L’établissement accueillait principalement des étudiants étrangers, mais nous n’étions pas très nombreux à cette période. Quelques personnes de notre groupe de voyage y logeaient également. A l’entrée, il y avait les casiers pour nos chaussures (nous nous déplacions avec des chaussons fournis par la DK House à l’intérieur du bâtiment) et les porte-parapluies. Un ascenseur et un escalier menaient aux étages supérieurs. Sur la gauche, il y avait une petite cour intérieure où on pouvait apprécier le chant des cigales, mais la chaleur était telle que le lieu était le plus souvent désert. La salle commune mettait à notre disposition des canapés, une télévision, un ordinateur, des tables et des chaises et une grande cuisine équipée avec une réserve pour nos denrées alimentaires. Nous avions également un accès à un distributeur de boissons, une petite salle de sport et aux douches au rez-de-chaussée.

Les étages étaient réservés aux chambres. J’étais au premier étage qui était mixte, mais cela ne m’a posé aucun problème. Malgré la surface de ma chambre (environ 7m2), je disposais de tout le confort dont j’avais besoin : un lit, un climatiseur (le meilleur allié pour affronter la vague de chaleur estivale), une table et une chaise où je pouvais utiliser mon ordinateur et faire mes devoirs, et un frigo. En l’absence d’une armoire pour mes vêtements, j’accrochais des robes au mur.

Sur le toit, il y avait l’espace réservé aux machines à laver. C’était agréable d’aller accrocher son linge dehors. On pouvait même voir la Skytree ! Un soir, alors que j’étais rentrée plus tôt à cause de la fatigue, j’ai été surprise par les lumières d’un feu d’artifice. Pouvoir l’admirer au calme sur le toit de la résidence était un moment magique.

Nous prenions le train tous les matins en compagnie des salarymen, direction Tokyo. En dehors des heures de pointe, le voyage était plutôt agréable et passait relativement vite. Lorsque je ne rentrais pas trop tard, j’avais plaisir à me promener le long de la voie ferrée à la recherche des sanctuaires ou cimetières aperçus dans le train. Ces lieux étaient inconnus des touristes, et j’ai pu profiter de leur calme et de leur sérénité. Mes besoins de shopping étaient également assouvis grâce au Book Off Super Bazaar, idéalement situé à l’une des sorties de la gare. J’y ai acheté bon nombre de livres et magazines de mode ainsi que des vêtements dont les prix défiaient toute concurrence !

 

Des événements très spéciaux

En raison de mon emploi du temps, et notamment à cause des cours, il y a beaucoup de choses que je n’ai pas pu faire ou visiter à Tokyo. Mais cela ne m’a pas empêchée de vivre des expériences uniques !

Cela a commencé par une Tea Party Lolita (lire l’article) à Shibuya, puis une vente privée de jeunes créateurs au Jardin de Luseine à Harajuku. Côtoyer la communauté Lolita japonaise en compagnie de françaises était un privilège. Toujours côté mode, j’ai participé à la Harajuku Fashion Walk (lire l’article), un événement mensuel où se retrouve les « Harajuku kids » pour défiler et passer du temps entre amis.

Avec des personnes du groupe, nous sommes allés au Comiket d’Odaiba. D’immenses halls abritaient une multitude de jeunes auteurs et d’illustrateurs amateurs. J’ai été impressionnée par leur nombre, et me rendis compte de la difficulté pour ces artistes à sortir de l’ombre et attirer l’attention des maisons d’édition. A l’extérieur se trouvait un grand espace pour les cosplayer dont certains faisaient face à une armée de photographes.

J’ai fait la route jusque Yokohama pour le dernier jour du festival Pikachu. La ville était parée des couleurs du Pokemon emblématique de la série et offrait de nombreux divertissements au public : spectacles, défilés, danses,… le tout dans une ambiance bon enfant et décontractée. Au soir, nous nous sommes rendus à Kawaii Monster Cafe, un bar à thème conçu par l’artiste Sebastian Masuda. Désormais célèbre, nous l’avons découvert quelques jours à peine après son ouverture ! J’y suis retournée 3 fois au cours de mon séjour afin de tester quelques uns des plats hauts en couleur de la carte.

L’expérience la plus folle fut certainement d’assister à un concert de plusieurs groupes d’idols dans une ruelle secrète du quartier d’Akihabara. Une des membres de notre groupe, fan d’idols, avait reçu des informations pour assister à ce concert. Nous nous sommes retrouvés au sous-sol d’un bâtiment, rempli à 90% d’hommes ! Tout d’abord déconcertés par le spectacle des fans avec leurs chants et danses, nous nous sommes finalement pris au jeu et avons même donné de notre personne. A la fin des représentations, chaque groupe ont disposé sur des tables leurs goodies et proposaient des photos. J’en ai profité pour en faire avec deux membres du groupe Chubbiness que nous étions venus encourager.

 

Une autre vision du voyage

En de multiples occasions, je me suis retrouvée seule à flâner dans les rues. D’abord accrochée à mon appareil photo, je l’ai peu à peu abandonné afin de profiter des ambiances et des environnements qui m’entouraient. Je plongeais alors pleinement dans cet univers pour me fondre dans la masse. Je ne voulais plus être une simple touriste. J’étais une voyageuse qui voulais vivre « à la japonaise ».

Cela fera bientôt 3 ans que je ne me suis pas rendue au Japon. Ce pays hante mes pensées quotidiennement depuis que je suis revenue. J’en parle à mes proches et mes amis de manière obsessionnelle, jusqu’à m’en faire perdre la tête. Cette année, je vais enfin pouvoir retrouver mon Tokyo et le faire découvrir à mon mari. Bien sûr, nous irons visiter les lieux touristiques, mais nous irons surtout nous perdre dans ces ruelles chargées d’histoire, manger dans les petits restaurants de quartier, découvrir notre Tokyo.