Lectures de Décembre

Je me rends compte que je lis pas mal de livres tous les mois, mais je ne prends pas le temps d’écrire des articles à chaque ouvrage que je lis. J’ai alors eu l’idée de ce nouveau format : je posterai tous les mois l’ensemble de mes lectures, tous livres confondus !

Au prochain arrêt

Hiro Arikawa – Actes Sud

« Au Japon, sur la ligne reliant Takarazuka à Nishinomiya, au gré des huit gares que dessert le train aux wagons rouges, plusieurs passagers montent et descendent, chacun avec son histoire, chacun perdu dans ses pensées et dans les nœuds de son existence. Nous les rencontrons à l’aller, nous les retrouverons quelques mois plus tard au retour.
Dans ce décor invariable, et pourtant mouvant, des vies vont ainsi s’entrechoquer et être profondément changées… pour le meilleur. À chaque arrêt, de nouveaux passagers s’installent, se parlent, se lient. Et, d’un trajet à l’autre comme d’une saison à l’autre, le lecteur se fait l’observateur des paysages nouveaux et des multiples trajectoires qu’auront prises ces destins croisés. Tels les wagons attachés les uns aux autres dans l’alignement parfait des rails, le livre se construit sur une chaîne d’événements où tous les personnages finissent par être durablement connectés d’une manière ou d’une autre.
Plus qu’une ode au voyage, ce roman choral de Hiro Arikawa est une invitation à l’arrêt sur soi-même, en même temps qu’un éloge de l ’imprévisible. Et de ces rencontres qui, si l’on ne s’en défend pas, font que des êtres de passage peuvent bouleverser le cours de nos vies. »

J’y ai retrouvé le type de récit que j’affectionne tant. Ces petites histoires du quotidien, anodines, authentiques,… C’est dans ces petits riens que je vois de la richesse et de la beauté. Un conseil de lecture : gardez ce livre dans votre sac, et lisez-le dans le train ou le métro. L’immersion sera totale !

Tant que le café est encore chaud

Toshikazu Kawaguchi – Albin Michel

« A Tokyo se trouve un petit établissement au sujet duquel circulent mille légendes. On raconte notamment qu’en y dégustant un délicieux café, on peut retourner dans le passé. Mais ce voyage comporte des règles : il ne changera pas le présent et dure tant que le café est encore chaud.
Quatre femmes vont vivre cette singulière expérience et comprendre que le présent importe davantage que le passé et ses regrets. Comme le café, il faut en savourer chaque gorgée. »

On s’interroge souvent sur la façon dont se seraient déroulées les choses si nous avions agi différemment lorsqu’elles se sont produites. Ce roman offre une agréable réflexion sur la fatalité des événements. Le sujet peut sembler complexe, mais il est amené avec simplicité et bienveillance. On s’attache très vite à ces personnages qui ont tous leur raison de vouloir revenir dans le passé et effacer leurs regrets.

Le rêve de Ryosuke

Durian Sukegawa – Le Livre de Poche

« Le jeune Ryôsuke manque de confiance en lui, un mal-être qui puise son origine dans la mort prématurée de son père. Après une tentative de suicide, il part sur ses traces et s’installe sur l’île où celui-ci a passé ses dernières années. Une île réputée pour ses chèvres sauvages où il va tenter de réaliser le rêve paternel : confectionner du fromage. Mais son projet se heurte aux tabous locaux et suscite la colère des habitants de l’île… »

J’ai découvert Durian Sukegawa avec Les Délices de Tokyo, et j’étais tombée sous le charme de son écriture. Encore une fois, dès les premières pages, j’ai été conquise. La fragilité des personnages ne réussissant pas à trouver leur place dans la société est touchante. On découvre également un protagoniste, d’abord effacé dans les premiers chapîtres, pugnace et bien décidé à donner un sens à sa vie.

Wabi Sabi Un voyage au Japon

Amaia Arrazola – La vie en bulles First Editions

« Le Wabi Sabi, c’est profiter de l’instant présent et trouver la paix et l’harmonie dans la nature et les petites choses. C’est ce concept, attaché à la beauté de l’imparfait et du non-conventionnel, qu’Amaia a découvert à son arrivée à Tokyo, un jour d’hiver. Elle restera au Japon un mois, réalisant un dessin par jour pour illustrer les particularités de la culture nippone (la nourriture, la vie dans la capitale, le caractère des Japonais), mais aussi pour partager les doutes qui l’ont accompagnée durant son séjour. »

Je suis friande de carnets de voyage sur le Japon, et celui-ci a attiré mon attention car l’autrice a résidé à Matsudo ! Elle y est restée un mois, tout comme moi lors de mon premier voyage. Le style graphique est naïf, et certains points abordés sont intéressants. J’ai toutefois repéré des petites erreurs, et j’ai également été déçue de lire qu’elle n’avait pas fait plus d’efforts pour apprendre la langue… Mais cet avis est purement personnel.

La Cantine de Minuit Tome 10

Yarô Abe – Le Lézard Noir

« Dans cette gargote située au fond d’une ruelle du quartier de Shinjuku, les clients se croisent, les histoires se dévoilent. La carte ne propose que du tonjiru, soupe miso au porc, ainsi que du saké, mais selon vos envies, on vous préparera à la demande ce qu’on est en mesure de vous servir. »

La Cantine de Minuit figure parmi mes 5 séries préférées (la série disponible sur Netflix également). Elle y regroupe tout ce que j’aime : des histoires courtes du quotidien, des personnages attachants et drôles issus de milieux sociaux variés, et bien sûr de la cuisine et les sentiments qu’elle procure sur les gens. Une série que je déguste sans modération !

La cuisine japonaise à la maison

Yarô Abe, Kiyomi Bobori, Akiko Sakata, Hatsue Shigenobu, Hanako Tsurezure – Le Lézard Noir

« Dans ce livre, quatre expertes de l’art culinaire se sont glissées derrière les fourneaux de la Cantine pour vous présenter leurs recettes adaptées du manga. Des plats gourmands, pour toutes les occasions, faciles et rapides à préparer ! »

Il s’agit du second livre de recettes basé sur le manga. Je l’ai trouvé plus étoffé que le premier volume, et les différentes recettes sont alléchantes. Certaines pourraient être compliquées à réaliser si vous n’avez pas d’épicerie spécialisée à proximité, mais d’autres sont plus abordables. Souhaitons que ces plats soient tout aussi réconfortants qu’ils le sont pour les protagonistes de la série !

Bonus :

J’ai écrit un article pour Japan Glossy sur ce bouquin : Petit manuel de kimono décontracté, également disponible aux éditions Le Lézard Noir. Vous pouvez lire cet article en cliquant ici.


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