Livre – Les cent vues du Japon

Les cent vues du Japon – Les sites incontournables

Par Julien Giry et Aurélie Roperch

Le Mardi 29 Janvier avait lieu une rencontre autour du livre Les cent vues du Japon, écrit par les journalistes Julien Giry et Aurélie Roperch, au Furet du Nord de Lille. L’un des co-auteur présent, Julien Giry, a présenté leur travail lors d’une interview et s’est prêté au jeu des questions/réponses du public. L’intervention s’est achevée par la signature du bouquin. Ce rendez-vous était l’occasion de découvrir la naissance du projet, son cheminement, jusqu’à l’édition du livre chez Elytis & Transboréal.

OLYMPUS DIGITAL CAMERA
De 2017 à 2018, Julien Giry et Aurélie Roperch ont sillonné le Japon, de la banquise de Hokkaido à l’archipel tropical d’Okinawa, à la découverte de ses cent vues les plus emblématiques. Établie par les Japonais eux-mêmes, cette liste comporte des paysages naturels (mont Fuji) ou urbains (quartiers de Tokyo), des sites historiques ou contemporains, des festivals, des phénomènes étonnants (les tourbillons du détroit de Naruto), des chemins de pèlerinage (les 88 temples de Shikoku), voire des musées et des parcs de loisirs. Ce faisant, elle constitue un fabuleux portrait du Japon actuel qui révèle par touches successives toute la richesse et la diversité du pays du Soleil-Levant. Les Cent Vues du Japon, loin des clichés, propose une fresque vivante, sincère et colorée, mêlant informations pratiques et clés de compréhension de la vie quotidienne ou traditionnelle.

A cheval entre le carnet de voyage et le guide touristique, les auteurs ont recueilli dans un même livre les cent paysages préférés des japonais. Ces lieux ont une place particulière dans leur cœur, de part leur histoire, leurs activités culturelles ou simplement leur beauté naturelle. Certains mériteraient d’ailleurs de figurer dans les guides à destination des voyageurs. Le livre a le mérite de dévoiler la pluralité des panoramas du Japon : villes électriques ou traditionnelles, montagnes majestueuses, forêts envoûtantes, îles oubliées,… Difficile de croire qu’il s’agisse d’un seul et même pays.

Un nouvel ouvrage fascinant où l’on redécouvre le Japon.

 

Retrouvez toutes les activités des auteurs du livre sur leur site : Nippon 100

Publicités

Review – Aoyama, restaurant tokyoïte de Lille

2bbc28_df549c13aada484ca5ed956cc25eced37emv2_d_1520_1520_s_2

Le restaurant Aoyama a ouvert ses portes au printemps 2018 grâce à une campagne de crowdfunding menée par son créateur, un jeune passionné de Tokyo. Suite à son séjour de deux ans dans la capitale du Japon, il lui est venu l’envie d’offrir aux Lillois un lieu où manger japonais serait différent.

 

Cadre :

Le cadre rappelle les restaurants ou salons de thé des quartiers bohèmes que l’on pourrait trouver au Japon. La décoration est épurée avec des chaises et des tables en bois clair sur lesquelles sont posés des petits vases fleuris. Au fond de la salle se trouve une bibliothèque où figurent quelques ouvrages sur le Japon. Le restaurant se distingue par la présence de toilettes de la marque japonaise Toto. Une expérience inédite à Lille !

 

Menu :

Le menu a subi quelques modifications depuis son ouverture. Cette catégorie sera évaluée en trois parties : le buffet (présent à la création du restaurant jusqu’au retour du froid), le ramen et les pâtisseries.

Buffet

Mon premier repas au Aoyama se composait d’un assortiment de petits plats : une soupe miso, un blo de riz complet, une salade d’algues hijiki, un inarizushi et de la daurade marinée. Agréablement surprise par la salade d’algues qui se mariait parfaitement avec le riz, j’ai eu quelques réserves quant à la daurade un peu trop cuite et le inarizushi. Celui-ci était trop sucré et le riz cuisiné n’était pas le plus adapté pour cette spécialité. J’aurais d’ailleurs apprécié voir figurer au buffet des plats vinaigrés comme les tsukemono (en général des légumes vinaigrés) très appréciés en été car appétants. Ce jour-là, la moitié des plats proposaient des saveurs sucrées, offrant peu de variété.

51459407_10205112351605536_6365213018107674624_n

Ramen

Mon choix s’est porté sur le ramen au miso.

img_6147

Bouillon : Je pense qu’il s’agissait d’un bouillon de légumes en raison de son goût discret et de l’absence de gras. Sans doute d’un parti pris pour le responsable du restaurant qui a la volonté de proposer beaucoup de légumes dans ses plats, au risque de trop s’éloigner des recettes traditionnelles. Le miso méritait plus de présence ou d’être amélioré pour apporter plus de saveurs. Le bouillon s’est également très vite refroidi, un comble pour un plat habituellement servi très chaud.

Viande : Les lamelles de poitrine de porc bouillies n’étaient pas adaptées pour ce plat. En plus d’une absence d’assaisonnement, la mâche était peu agréable. Je regrette vraiment un bon morceau de chashu.

Nitamago : Malgré la bonne cuisson et la belle coloration de l’œuf, le manque d’assaisonnement s’est fait ressentir.

Légumes : J’ai apprécié la présence le choix des champignons shimeji et de la cébette qui redonnait un peu d’énergie au plat. Les germes de soja n’avaient cependant que peu d’intérêt.

Nouilles : Elles étaient plutôt basiques, mais un peu trop cuites à mon goût. Je n’ai pas beaucoup aimé leur texture « pâteuse ».

J’ai également eu un peu de mal à manger ce ramen : en effet, on utilise habituellement une cuillère renge en plus des baguettes; or l’établissement sert ce plat avec une cuillère à soupe peu adaptée.

Pâtisseries

J’ai beaucoup d’affection pour leur formule salon de thé. Entre le gâteau chocolat matcha, le tiramisu au sésame noir ou le mille-crèpes, mon cœur balance ! Avec un bon matcha latte, la pause gourmande n’en est que plus agréable. Le salon de thé n’ouvre plus que le vendredi et le samedi, à mon plus grand désarrois.

51080330_10205112352245552_7675345590061891584_n

 

Conclusion

Avec un cadre très inspirant pour les accros aux photos des réseaux sociaux et un personnel aimable et à l’écoute, il est dommage que la saveur des plats soit aussi timorée et qu’il y ait des erreurs de cuisson. Je n’ai pas retrouvé la profondeur et la chaleur de la cuisine japonaise traditionnelle. On ressent la volonté de bien faire en modernisant les plats, mais les goûts ne sont pas assez francs. L’établissement peut toutefois compter sur ses pâtisseries qui réveillent les papilles. J’attendrai que le restaurant gagne en maturité afin que les saveurs des plats soient à la hauteur de leur visuel.

Mon premier voyage

C’est au début de l’année 2015 que j’ai pris la décision de partir à Tokyo pour la première fois. Je n’avais pas encore une vie professionnelle stable, et mon mari et moi ne pouvions toujours pas habiter ensemble. J’ai fait de grosses économies avec mon maigre salaire, et j’ai pu réaliser le rêve qui m’animait depuis le collège l’été de mes 25 ans. J’ai pris l’avion pour la première fois de ma vie en compagnie de personnes que je ne connaissais pas, direction Tokyo !

IMG_3733

Un voyage linguistique

L’organisme Autrement le Japon proposait à l’époque un voyage linguistique d’un mois dans la capitale japonaise. Je regrettais de ne pas avoir pu apprendre le japonais comme je le souhaitais à l’université. J’ai mal vécu cet échec, et j’ai vu ce voyage comme une opportunité pour me rattraper. Après tout, quoi de mieux que d’apprendre une langue dans son pays d’origine !

Du lundi au vendredi, je suivais des cours dispensés à l’école Tokyo International japanese school (東京国際日本語学院) dans le quartier de Shinjuku. Les cours étaient donnés intégralement en japonais, et la grande majorité des élèves étaient d’origine étrangère. Bien que nous étions une dizaine de francophones, nous communiquions principalement en japonais. Beaucoup de choses que j’avais déjà appris me sont revenues en mémoire, et je ne me suis jamais sentie en difficulté ou perdue. Je faisais les devoirs demandés tous les soirs, et relisais les cours le matin en mangeant mon petit-déjeuner. Je participais au maximum pendant les cours, et j’ai fait pas mal de progrès en expression orale. Au cours de la troisième semaine, j’ai même pu intégrer un groupe plus avancé sans que cela ne me pose de problème ! En l’espace d’un mois, j’ai réussi à intégrer les points grammaticaux étudiés en 5 ou 6 mois à l’université. De plus, l’école proposaient toutes les semaines des animations autour de la culture japonaise et des sorties organisées. J’ai eu le plaisir d’apprendre à porter un Yukata, de faire des origami, ou encore d’assister à une cérémonie du thé. A la fin du mois, nous avons tous reçu un certificat attestant de notre apprentissage de la langue à l’école. Je le garde précieusement dans mes archives, et ma carte d’étudiante est toujours dans mon portefeuille.

Matsudo

Durant ce séjour, je logeais à la DK House de Matsudo, une ville située à environ 30 minutes en train de Tokyo. L’établissement accueillait principalement des étudiants étrangers, mais nous n’étions pas très nombreux à cette période. Quelques personnes de notre groupe de voyage y logeaient également. A l’entrée, il y avait les casiers pour nos chaussures (nous nous déplacions avec des chaussons fournis par la DK House à l’intérieur du bâtiment) et les porte-parapluies. Un ascenseur et un escalier menaient aux étages supérieurs. Sur la gauche, il y avait une petite cour intérieure où on pouvait apprécier le chant des cigales, mais la chaleur était telle que le lieu était le plus souvent désert. La salle commune mettait à notre disposition des canapés, une télévision, un ordinateur, des tables et des chaises et une grande cuisine équipée avec une réserve pour nos denrées alimentaires. Nous avions également un accès à un distributeur de boissons, une petite salle de sport et aux douches au rez-de-chaussée.

Les étages étaient réservés aux chambres. J’étais au premier étage qui était mixte, mais cela ne m’a posé aucun problème. Malgré la surface de ma chambre (environ 7m2), je disposais de tout le confort dont j’avais besoin : un lit, un climatiseur (le meilleur allié pour affronter la vague de chaleur estivale), une table et une chaise où je pouvais utiliser mon ordinateur et faire mes devoirs, et un frigo. En l’absence d’une armoire pour mes vêtements, j’accrochais des robes au mur.

Sur le toit, il y avait l’espace réservé aux machines à laver. C’était agréable d’aller accrocher son linge dehors. On pouvait même voir la Skytree ! Un soir, alors que j’étais rentrée plus tôt à cause de la fatigue, j’ai été surprise par les lumières d’un feu d’artifice. Pouvoir l’admirer au calme sur le toit de la résidence était un moment magique.

Nous prenions le train tous les matins en compagnie des salarymen, direction Tokyo. En dehors des heures de pointe, le voyage était plutôt agréable et passait relativement vite. Lorsque je ne rentrais pas trop tard, j’avais plaisir à me promener le long de la voie ferrée à la recherche des sanctuaires ou cimetières aperçus dans le train. Ces lieux étaient inconnus des touristes, et j’ai pu profiter de leur calme et de leur sérénité. Mes besoins de shopping étaient également assouvis grâce au Book Off Super Bazaar, idéalement situé à l’une des sorties de la gare. J’y ai acheté bon nombre de livres et magazines de mode ainsi que des vêtements dont les prix défiaient toute concurrence !

 

Des événements très spéciaux

En raison de mon emploi du temps, et notamment à cause des cours, il y a beaucoup de choses que je n’ai pas pu faire ou visiter à Tokyo. Mais cela ne m’a pas empêchée de vivre des expériences uniques !

Cela a commencé par une Tea Party Lolita (lire l’article) à Shibuya, puis une vente privée de jeunes créateurs au Jardin de Luseine à Harajuku. Côtoyer la communauté Lolita japonaise en compagnie de françaises était un privilège. Toujours côté mode, j’ai participé à la Harajuku Fashion Walk (lire l’article), un événement mensuel où se retrouve les « Harajuku kids » pour défiler et passer du temps entre amis.

Avec des personnes du groupe, nous sommes allés au Comiket d’Odaiba. D’immenses halls abritaient une multitude de jeunes auteurs et d’illustrateurs amateurs. J’ai été impressionnée par leur nombre, et me rendis compte de la difficulté pour ces artistes à sortir de l’ombre et attirer l’attention des maisons d’édition. A l’extérieur se trouvait un grand espace pour les cosplayer dont certains faisaient face à une armée de photographes.

J’ai fait la route jusque Yokohama pour le dernier jour du festival Pikachu. La ville était parée des couleurs du Pokemon emblématique de la série et offrait de nombreux divertissements au public : spectacles, défilés, danses,… le tout dans une ambiance bon enfant et décontractée. Au soir, nous nous sommes rendus à Kawaii Monster Cafe, un bar à thème conçu par l’artiste Sebastian Masuda. Désormais célèbre, nous l’avons découvert quelques jours à peine après son ouverture ! J’y suis retournée 3 fois au cours de mon séjour afin de tester quelques uns des plats hauts en couleur de la carte.

L’expérience la plus folle fut certainement d’assister à un concert de plusieurs groupes d’idols dans une ruelle secrète du quartier d’Akihabara. Une des membres de notre groupe, fan d’idols, avait reçu des informations pour assister à ce concert. Nous nous sommes retrouvés au sous-sol d’un bâtiment, rempli à 90% d’hommes ! Tout d’abord déconcertés par le spectacle des fans avec leurs chants et danses, nous nous sommes finalement pris au jeu et avons même donné de notre personne. A la fin des représentations, chaque groupe ont disposé sur des tables leurs goodies et proposaient des photos. J’en ai profité pour en faire avec deux membres du groupe Chubbiness que nous étions venus encourager.

 

Une autre vision du voyage

En de multiples occasions, je me suis retrouvée seule à flâner dans les rues. D’abord accrochée à mon appareil photo, je l’ai peu à peu abandonné afin de profiter des ambiances et des environnements qui m’entouraient. Je plongeais alors pleinement dans cet univers pour me fondre dans la masse. Je ne voulais plus être une simple touriste. J’étais une voyageuse qui voulais vivre « à la japonaise ».

Cela fera bientôt 3 ans que je ne me suis pas rendue au Japon. Ce pays hante mes pensées quotidiennement depuis que je suis revenue. J’en parle à mes proches et mes amis de manière obsessionnelle, jusqu’à m’en faire perdre la tête. Cette année, je vais enfin pouvoir retrouver mon Tokyo et le faire découvrir à mon mari. Bien sûr, nous irons visiter les lieux touristiques, mais nous irons surtout nous perdre dans ces ruelles chargées d’histoire, manger dans les petits restaurants de quartier, découvrir notre Tokyo.

Série – Kantaro, the sweet tooth salaryman

Kantaro, the sweet tooth salaryman

Basée sur le manga Saboriman Ametani Kantarou de Tensei Hagiwara, cette série met en scène les escapades gourmandes d’Ametani Kantarou, commercial d’une société d’édition. Malgré son efficacité au travail, il visite secrètement des pâtisseries durant ses tournées et tient à jour un blog sous le pseudonyme de Sweets Knight. Mettant tout en oeuvre pour le cacher à ses collègues et son supérieur, tous les coups sont permis pour ne pas nuire à sa réputation ! Mais l’étau se resserre lorsqu’une employée fait le rapprochement entre les visites commerciales de Kantarou, et l’adresse des pâtisseries où est allé son blogueur culinaire préféré… Jusqu’où mènera-t-elle ses investigations ? Produite par TV Tokyo et Netflix, la série est diffusée sur la plateforme depuis Juillet 2017.

saboriman_kantarou_2433

Le premier épisode pourrait rebuter les non-initiés en raison du jeu particulier des acteurs et des scènes insolites. En effet, lorsqu’il mange des pâtisseries, Kantarou (interprété par l’acteur de Kabuki Onoe Matsuya) entre dans une transe qui le projette dans un univers parallèle où les douceurs qu’il déguste prennent vie. Mais une fois la difficulté surmontée, on apprécie la découverte de ces pâtisseries japonaises et occidentales plus ou moins célèbres. Anmitsu, mamekan, ohagi, ou encore bavarois au matcha, chacune de ces spécialités est décrite avec précision par notre gourmet et bénéficie de prises de vue alléchantes. De plus, les boutiques et autre salons de thé où se rend Kantarou existent réellement ! De quoi programmer quelques équipées gourmandes dans la capitale japonaise.

maxresdefault

Moi-même amatrice de gourmandises, j’ai pris beaucoup de plaisir à découvrir (ou redécouvrir) certaines spécialités nippones. On réalise alors toute la complexité de la pâtisserie japonaise, trop peu représentée chez nous. Ingrédients choisis avec soin, présentations soignées et réfléchies, tout est fait pour nous mettre l’eau à la bouche. D’abord décontenancée par les scènes de transe du protagoniste, je me suis finalement laissée convaincre par cet humour singulier. Cela n’avait parfois ni queue ni tête, mais certaines situations étaient hilarantes. Mais ce que j’ai préféré, c’était de découvrir des pâtisseries existantes ! Comme je suis dans les préparatifs de mon prochain voyage à Tokyo, j’espère pouvoir me rendre dans quelques enseignes et me faire mon propre avis sur leurs spécialités.

Vous trouverez ci-dessous la liste des pâtisseries figurant au générique de chaque épisode :

Episode 1 – Anmitsu

Amamidokoro Hatsune – Ningyocho

Amamidokoro Hatsune

Episode 2 – Kakigori

Kooriya Peace – Kichijoji

Kooriya Peace

Episode 3 – Mamekan

Irie – Monzen Nakacho

Irie

Umemura – Asakusa

Umemura

Akasaka Sagamiya – Akasaka

Akasaka Sagamiya

Episode 4 – Parfait

Kajitsuen Libre – Shinjuku

Kajitsuen Libre

Episode 5 – Hot Cake

Tengoku – Asakusa

Tengoku

Episode 6 – Bavarois

Kinozen – Kagurazaka

Kinozen

Episode 7 – Savarin

Cafe Recherche – Yokohama

Cafe Recherche

Episode 8 – Ohagi

Takeno to Ohagi – Sakura Shinmachi

Takeno to ohagi

Episode 9 – Eclair

Rue de Passy – Gakugeidaigaku

Rue de Passy

Episode 10 – Pudding

Esse Due – Akasaka

Esse Due

Episode 11 – Chocolat

Minimal – Tomigaya

Minimal

Episode 12 – Mont-Blanc

Waguriya – Yanaka

Waguriya

 

Ne soyez pas surpris de voir les clients faire la queue devant ces établissements. Les japonais n’hésitent pas à prendre leur mal en patience et attendre plusieurs minutes voire plusieurs heures afin de déguster la spécialité d’une maison renommée. 

Review – La maison du mochi

La maison du mochi

Il y a peu, j’ai convié mon amie et artiste Lita Kira pour une dégustation très spéciale : j’ai commandé un coffret de 8 mochi, une célèbre pâtisserie traditionnelle japonaise, provenant d’un atelier français nommé La maison du mochi. Il fut créé en 2016 par Mathilda Motte, une amoureuse des mochi. En plus d’ateliers de cuisine, elle propose des coffrets de mochi faits maison sur la boutique en ligne du site. Lassée des versions industrielles que l’on trouve en épicerie ou restaurant asiatique, j’ai décidé de me faire plaisir et de partager ce moment avec mon amie.

 

Le colis :

J’ai commandé le coffret « découverte » composé de 8 mochi aux parfums différents : anko (pâte de haricots rouges), sésame noir, yuzu, matcha, bergamote, rose, amande et un mochi du mois au sakura. En plus du coffret il y avait un guide de dégustation, une carte de remerciement avec un petit mot manuscrit, et un sachet de thé en cadeau. L’ensemble est très épuré et élégant. Sur l’emballage des mochi, une étiquette rappelle les parfums ainsi que leur date de fabrication. La seule chose que j’ai regretté était de n’avoir aucun moyen pour distinguer le parfum des mochi. Un autre système d’étiquetage aurait peut-être été plus judicieux.

IMG_4312.JPG

 

La dégustation :

Pour cette dégustation, nous avons testé 4 mochi sélectionnés au hasard. En boisson, j’ai servi un délicieux thé sencha au yuzu et au matcha.

IMG_4314.JPG

Sésame noir : A la découpe, le puissant parfum du sésame se dégage instantanément. Il se fait plus discret en bouche et laisse place à une note plus sucrée apportée par une pâte fondante. Sa texture élastique est douce et légère, contrairement à celle des mochi industriels qui est plutôt ferme.

Rose : Le parfum de la rose explose dès la première bouchée pour s’estomper petit à petit. Le goût sucré de la pâtisserie est délicat. Un mochi à déguster lentement pour ne pas se laisser emporter par ce parfum particulier.

Sakura : En m’aidant du parfum d’un thé, j’ai finalement pu confirmer le goût du sakura. D’abord subtil, le parfum s’affirme au fil des bouchées. Ce mochi s’est particulièrement bien accordé avec notre thé.

Yuzu : L’agrume réveille les papilles sans les brusquer, et apporte de la fraîcheur à cette pâtisserie. Le sucre se faisant très discret, la dégustation n’en est que plus agréable. Une jolie note finale et un coup de cœur personnel.

IMG_4320.JPG

Conclusion :

On ressent tout le soin et la passion apportés à la confection de ces mochi. La texture est très agréable et les parfums délicieux. Même si le prix peut paraître élevé, il est justifié par la qualité du produit et des ingrédients utilisés. Je n’hésiterai pas à en commander de nouveau !

L’avis de Lita Kira :

Lita.jpg

Samedi passé, j’ai rejoint Megu à Lille pour participer à une dégustation de Mochi. J’avais déjà eu l’occasion d’en manger, dans des snacks de street food japonaise ou dans des cafés, type Bubble Tea. C’est vrai que je voyais plutôt cela comme un dessert mais j’avais tort. Grâce à cette dégustation, j’ai pu découvrir son vrai rôle dans la vie, qui est celui d’accompagner le thé!! A ce propos, nous avons bu un thé vert tout à fait excellent. La dégustation, c’était vraiment un moment magique. « La Maison du Mochi » propose des produits frais, bien évidemment, et cela change tout. Tout! Moi qui avait l’habitude de mochi un peu lourds et pâteux, j’ai découvert des pâtisseries à la texture fine, aux goûts subtils et fondants… Pas grand chose à voir avec ce que j’avais pu goûter jusque là, il faut l’admettre. C’était un régal aussi bien pour le palais, que le nez et les yeux. Pour les oreilles, Megu nous avait concocté une playlist maison… le paradis je vous dis!! Mon mochi coup de coeur c’est le Sakura, et c’était la recette du mois. Nous avons eu de la chance de tomber dessus!! Merci Megu pour cette délicieuse initiative, je me suis régalée et j’ai approfondis mes connaissances en gastronomie japonaise. A refaire absolument!! ❤ xxx Lita

 

Le site de La maison du mochi :  https://www.maisondumochi.fr/

Le site de Lita Kira : http://litakira.com/

Guide – Kotchi Kotchi !

Kotchi Kotchi !

Lors de mon premier voyage au Japon, j’ai acheté plusieurs guides afin de m’aider à organiser mes sorties et trouver de bonnes adresses où manger. Mais arrivée sur le sol japonais, je n’ai finalement utilisé qu’une brochure trouvée à Japan Expo et un petit guide « Tokyo l’essentiel ». A l’approche de mon prochain séjour, j’avais envie de découvrir un guide avec une approche différente que ceux que je possède déjà… Et ce sont les éditions Issekinicho qui ont répondu à cet appel !

kotchi_couv_500_600px.jpg

Kotchi Kotchi ! se présente comme un guide pour voyageurs composé de trois grands chapitres :

Japon pratique

Cette partie se concentre sur la préparation du voyage. Outre les nombreux conseils sur ce qu’il nous faut emporter dans nos valises, il nous guide de l’aéroport de départ jusqu’à notre lieu de résidence. Des explications sur la carte de débarquement à remplir dans l’avion à la manière de se rendre des aéroports internationaux au centre-ville, tout y est détaillé et illustré clairement. J’apprécie tout particulièrement les pages consacrées au système ferroviaire japonais avec des exemples de trajets (avec plans à l’appui), mais également le tutoriel pour acheter sa carte de transport. Atterrir dans un pays étranger peut être déroutant et effrayant, mais les conseils et explications de ce chapitre permettent d’aborder plus sereinement son arrivée sur le sol nippon. De plus, j’ai apprécié les portraits de voyageurs français comme Aala, la personne derrière Un Gaijin au Japon.

extrait_01

Culture  

Dans ce chapitre, on découvre une approche inédite de la cuisine japonaise : oubliez l’énumération de restaurants, bars et cafés, et découvrez plutôt les ingrédients et les plats qui font la richesse de la gastronomie japonaise ! Les nombreuses illustrations nous permettent de mieux appréhender les plats typiques japonais. C’est à nous de rechercher sur place les établissements qui proposent ce que nous souhaitons découvrir. Autre sujet très important : les us et coutumes afin de bien comprendre le fonctionnement de la société japonaise et de s’y intégrer. Un agenda des matsuri et festivals nous permet de prévoir une jolie sortie culturelle si les dates coïncident avec celles de notre séjour. On profite également d’une listes de spots pour admirer les feux d’artifice, les sakura, ou encore les momiji.

extrait_02.jpg

Découvrir

De nombreuses pistes nous sont données afin de constituer notre propre itinéraire selon la durée de notre séjour. Outre les grosses villes comme Tokyo, Kyoto, ou Osaka, on y découvre des régions et des préfectures très souvent oubliées des guides et circuits touristiques. On retrouve tout de même quelques lieux célèbres à visiter, mais également des villages traditionnels qui nous replongent dans l’ère Edo.

extrait_03.jpg

 

Kotchi Kotchi ! nous offre une toute autre approche du guide pour voyageur. Il met l’accent sur la préparation et nous pousse à être curieux et autonome. Les nombreuses explications sont richement illustrées, claires et très précises. Une véritable invitation au voyage !

Pour vous procurer un exemplaire, c’est ici !

Review – Moshi Moshi

Moshi Moshi

Le Moshi Moshi est un restaurant japonais lillois spécialisé dans deux plats typiques de la ville d’Osaka : l’okonomiyaki et les kushikatsu. Le restaurant propose également un bento spécial chaque semaine, et deux plats supplémentaires le vendredi et le samedi. Cela faisait un an que je n’y étais pas allée, et j’ai sauté sur l’occasion pour vous proposer une review.

1146698_600526223346376_178425988_n

Cadre :

La décoration est, malheureusement, quasi inexistante. Il n’y a que trois pauvres affiches anciennes mal accrochées, et des maneki neko disposés sur le comptoir. Deux cadres façon peintures modernes dénotent un peu, et les murs gris de la petite salle n’offrent pas une ambiance très chaleureuse. Les clous apparents laissent supposer qu’il y avait d’autres cadres d’exposés, mais ceux-ci ont disparu. Il y a toutefois un point positif : ils ont installé une petite bibliothèque avec des manga laissés à la disposition des clients. Pratique pour les personnes seules qui souhaitent faire un peu de lecture en attendant leur commande.

Menu :

IMG_4195

Takoyaki : Je soupçonne des takoyaki surgelés revenus à la friteuse. Cette technique de cuisson permet d’avoir des boulettes un peu croustillantes, et fondantes à l’intérieur. Ils étaient tout de même assez bons, et le morceau de poulpe de bonne taille.

IMG_4198

Okonomiyaki : J’ai choisi un okonomiyaki mixte avec du porc, des crevettes et du calmar. Je m’attendais à un okonomiyaki assez grand et épais, mais j’ai été un peu déçue lorsque celui-ci m’a été servi. Je l’ai trouvé plutôt fin avec énormément de sauce. J’ai eu un peu peur que l’ensemble soit écœurant, mais ça a finalement été. Bien fourni en viande, je n’ai cependant pas senti le chou qui fait pourtant parti des ingrédients principaux de ce plat. J’ai apprécié la touche de gingembre qui relevait le tout en bouche. Petite difficulté lors de la dégustation : il n’y a pas de spatule pour couper et manger l’okonomiyaki. Il faut donc se débrouiller avec les baguettes, ce qui n’est pas chose aisée pour couper les lamelles de poitrine de porc.

IMG_4203

Anmitsu : Je m’attendais à une présentation un peu plus soignée. Les fruits et le mochi étaient coupés en petits morceaux (j’aurais préféré voir un mochi entier et des fruits en quartiers). La glace au matcha était plutôt bonne et onctueuse. Un petit détail m’a contrariée cependant. Sur le menu il est affiché kanten (cubes de gelée d’algues), mais j’ai cru reconnaître des cubes de gelée d’aloé-véra. Ce n’est peut-être pas grand chose, mais à mes yeux cela a tout de même son importance.

Conclusion : 

Le point fort de l’établissement est sa carte réduite. On ne se perd pas entre les différents plats ou menu, et c’est une bonne manière de découvrir de nouvelles spécialités japonaises. Il y a également un large choix de boisson avec des bubble tea, des frappés, des sodas japonais, des bières japonaises (j’ai commandé une Kirin, mais elle n’était malheureusement pas très fraîche)… Notre serveuse semblait un peu réservée, mais elle nous a annoncé le temps d’attente dès la commande et nous a proposé de prendre une entrée pour patienter. Nous avons également eu des repose baguettes, ce qui est très agréable et pratique. On n’aime pas forcément voir ses baguettes traîner sur la table, et c’est un détail que j’ai beaucoup apprécié. Bien que l’intérieur soit peu engageant, on y appréciera un repas simple entre amis.

Barème – A venir